Antoine Delouhans, explorateur fantastique

Antoine Delouhans, explorateur fantastique

Antoine Delouhans partage avec BoD la vision de son monde fantastique, sa vie d’auteur mais aussi son expérience dans l’association d’auteurs auto-édités Les Plumes Indépendantes, dont il est membre.

Portraits | Elodie Wissel

Pouvez-vous vous présenter en tant qu’auteur ? Comment en êtes-vous arrivé au genre du fantastique ?

Je suis avant tout un rêveur. J’ai toujours trouvé que le monde était trop sérieux, qu’il ne pouvait pas se cantonner à être ce qu’il semblait. Que si l’humanité avait, à travers son histoire, transmis des légendes, des contes, des mythes aussi divers et variés que le Minotaure ou les aventures du Petit Peuple, c’est que toutes ces histoires trouvaient leur ancrage dans une réalité oubliée. J’ai donc voulu écrire cette histoire. Toute mon œuvre trouve sa place dans le même univers, qui se compose d’une planète lointaine nommée Eden, et du monde tel qu’on le connaît. Je réécris l’histoire passée, présente et à venir, à travers les lunettes fantastiques que je porte depuis mon adolescence.

J’écris du fantastique, mêlé de fantasy avec parfois des touches d’apocalypse. Ma dernière série s’inscrit dans une ambiance science-fiction. Je n’ai jamais aimé les étiquettes, dans aucun domaine de ma vie, aussi, j’aime mêler les ambiances. Mais derrière le rêve et le voyage qui composent mes histoires, j’essaye surtout de distiller des idées, des réflexions sur le monde qui nous entoure, sur la vie, l’amour, la peur, la liberté…

Si vous aimez rêver, vibrer, pleurer parfois, être transporté par des quêtes épiques ou des histoires d’amour palpitantes, entre complots et courses-poursuites, alors mon univers est fait pour vous.

Comment vous organisez-vous pour l’écriture d’un livre ?

Ma vie est centrée sur mon imaginaire. J’ai toujours sur moi mon téléphone, sur lequel je note les idées qui me passent par la tête. Lors de mes moments de solitude, je reprends toutes ces notes pour en faire une histoire. Ma femme sait lorsque je me retranche dans mon monde, et nous avons appris à fonctionner ainsi. Écrire est pour moi un plaisir mêlé d’un besoin d’exorcisation.

Portrait_Delouhans

 

Antoine Delouhans

Antoine Delouhans est né dans l’Yonne, où il a passé toute son enfance. Après quelques années d’études, plusieurs expériences dans l’éducation dans différentes régions de France, il est maintenant installé en Cerdagne, dans les Pyrénées-Orientales, où il vit avec son épouse. Il a publié 3 ouvrages avec BoD :

InLife, 108 pages, 6 €
Murmures, 108 pages, 6 €
Eden, 580 pages, 17 €

Pour ce qui est des dates de sorties, je tente de définir la fin de correction approximative… Lorsque ma rédaction est terminée, le texte passe par la relecture de ma femme, qui me donne son premier avis, puis entre les mains de correcteurs (professionnels et amateurs), avant d’être bêta-lu par plusieurs lecteurs tests qui ont la gentillesse de prendre du temps pour cela. Une fois ce travail terminé, je relis encore une fois souvent après plusieurs semaines de pause dont j’ai bien besoin, car, au bout d’un moment, on ne peut plus voir le texte en question…

Vos livres sont très professionnels, la couverture et la mise en page par exemple, comment procédez-vous ?

Je rédige mes textes sur Word. Ma mise en page est toujours la même, pour faciliter le travail de mon épouse, qui se charge, elle, de la suite sur InDesign et Photoshop, pour la couverture. Elle est graphiste indépendante, nous travaillons tous les deux à l’élaboration de l’objet livre tel que vous pouvez le voir une fois imprimé. Tout ce travail post-écriture nous demande environ quatre jours de travail.

Quelle est votre stratégie pour la commercialisation de vos titres ? Vous êtes présent sur les réseaux sociaux, avez-vous une stratégie ?

J’essaye de beaucoup communiquer sur les réseaux sociaux, à l’approche de la sortie de mes livres et les premières semaines qui suivent. J’avoue ne pas avoir trop le temps de continuer ce travail sur le long terme, mais j’espère pouvoir m’améliorer là-dessus à l’avenir.

Pour les rencontres, j’habite dans une région assez reculée, qui ne me permet pas d’accéder facilement aux grands centres urbains. Mais j’essaye de prendre contact petit à petit avec les salons dans lesquels je pourrai me rendre à l’avenir.

Je n’ai pas de stratégie. Je fonctionne au feeling, mais j’espère pouvoir améliorer cela également.

Vous faites partie de l’association Les Plumes Indépendantes. Pourriez-vous nous la présenter ?

L’association des Plumes Indépendantes, créée par les auteures Loli Artésia et Erika Boyer, est une association visant à regrouper les acteurs de l’auto-édition (auteurs-es-trices, correcteurs-trices, illustrateurs-trices…), afin de mutualiser nos expériences et nos carnets d’adresses. L’idée est de créer un véritable réseau qui soit vertueux pour chacun de nous. Cela passe par la création de box littéraires (la Feather Box), de recueils de nouvelles, d’évènements (salons, manifestations littéraires…) et l’organisation du Salon des Plumes Indépendantes, dont le premier aura lieu à Captieux (33), le 30 septembre 2018.

C’est très enrichissant de communiquer avec tous ces acteurs du livre, qui ont l’amour des mots et des livres. Pour un auteur, cela permet d’entrer en contact et de partager son expérience avec les collègues. L’activité d’auteur est assez solitaire et se rencontrer par le biais de cette association est très constructif. Tout cela mené par ces deux auteures dynamiques et volontaires pour nourrir ce projet, et ces projets magnifiques, qui sont des défis pour l’avenir de l’édition indépendante.

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