Le concours des vacances

Le concours des vacances

L’été est là, et les vacances aussi : pour beaucoup d’auteurs, c’est le moment de peaufiner leurs textes, ou de se consacrer à des exercices d’écriture. Nous vous en proposons un, avec, à la clé, la possibilité de gagner des exemplaires de votre propre livre !

Général | Julie Drouet

C’est l’été aussi pour les auteurs BoD : enfin le moment de vous reposer, d’adopter un autre rythme, de consacrer plus de temps à ce qui vous fait réellement plaisir… De notre côté, nous avons pensé à un petit concours pour vous (qui devrait justement vous faire plaisir !) : ce livre que vos proches dévorent sur la plage, ce pourrait être le vôtre ! C’est ce que permet notre concours de l’été, dont le principe est tout simple :

partagez, sous la forme d’un court texte, votre meilleur souvenir de vacances.

Le premier cornet de glace de l’année, un feu d’artifice, un déjeuner animé à l’ombre d’un arbre, un voyage ou le chant des cigales… racontez-nous un moment de vie, un souvenir qui vous ramène immédiatement aux vacances d’été.

Les textes les plus créatifs seront récompensés par des exemplaires de votre propre livre !
10 exemplaires pour le 1er prix
5 exemplaires pour le 2e prix

Partagez votre texte avant le 20 août 2017, en le postant sous forme de commentaire à cet article de blog ou du post associé sur notre page Facebook.

Nous ne prenons en compte qu’un seul texte par participant, qui doit être de moins de 750 signes (espaces compris), et choisirons les deux textes les plus évocateurs des vacances. La sélection sera connue la semaine du 21 août 2017.

Nous nous réjouissons de découvrir vos textes ensoleillés !

Lire les conditions de participation.

EDIT du 22 août 2017 :

Les gagnants du concours des vacances sont :
- Muriel G., pour le 1er prix
- Isabelle Desbenoit, pour le 2e prix

Félicitations !
Merci à tous pour vos contributions, qui nous ont fait voyager dans vos souvenirs de vacances…

Rendez-vous prochainement pour un nouveau concours !

  1. Nathalie L. le 07.08.2017, 13:56 :

    Quand le cours de la vie vous a éloigné de votre port d’attache, ce lieu où vous avez vécu nombre de premières fois et la douce routine des jours qui s’écoulent, cet espace magnétique dont la signification mystique est inscrite dans chacune de vos cellules qui s’éveillent au contact de la cité retrouvée, tellement ce tout fait partie de votre être qui vibre à l’unisson quand les pieds scandent le « retour d’Ulysse » sur les pavés des ruelles… ce lieu vous attirera à jamais. S’y promener dans la torpeur de l’été en écoutant les fragments de sons qui ricochent sur les places et façades donne la sensation de se mouvoir dans un fluide tel un poisson et signale de manière irrévocable que vous êtes enfin à la maison, arrivée à bon port.

  2. SERRANO Luc le 08.08.2017, 12:30 :

    J’avais alors 12 ans et habitait en Savoie. J’adorais passer mes vacances dans la ferme voisine. L’été, j’aidais à faire les foins, et l’instant que j’attendais était celui des petites pauses près d’une des sources ombragées qui étaient à foison dans les montagnes, et où refroidissaient des bouteilles. Quels merveilleux moments que ceux des verres de limonade fraîche, récompenses ultimes après la chaleur et les efforts sur les pentes alpines. Je garde encore aujourd’hui, au fond de ma gorge le goût des picotements sucrés et le plaisir simple mais intense procuré par le liquide sucré. L’air était parfumé de l’odeur des herbes sèches et empli du chant des grillons. J’ai connu d’autres été, mais aucun n’a effacé le souvenir de ces moments-là.

  3. Miho Feldre le 12.08.2017, 22:29 :

    La rosée du matin glissait sur la tente. La fermeture n’était fermée qu’à moitié et le vent faisait voler la toile ouverte. La chaleur de la nuit tardait à quitter le cocon.
    Deux matelas étaient mis côte à côte. Pourtant, en ce moment, un seul était utilisé : une cousine de la famille venait d’y dormir une semaine et on avait laissé le second matelas afin d’accueillir une sœur arrivant le lendemain. A y réfléchir, au risque d’être serrés, la tente pouvait encore accueillir un dernier matelas, mais cela ne serait en aucun cas nécessaire.
    Une petite enceinte blanche diffusait une musique joyeuse. Une musique parfaite à vous redonner le sourire.
    J’écrivais. Mon stylo grattait le papier selon mes seules envies.

  4. Philippe Lemaire le 14.08.2017, 05:25 :

    Recife me happe comme un moucheron parmi ses millions d’habitants.
    Les distances sur la carte me donnent le vertige et je sais déjà que mes vacances au Brésil vont m’éblouir.
    Ma première sortie en ville m’étourdit de bruit, de monde, de circulation et de chaleur. Un bus bondé me conduit à travers d’interminables faubourgs où les brésiliens s’agitent en tous sens et très vite je sens que je vais aimer ce peuple souriant, jeune et tellement dynamique. Le nombre d’églises colorées qui pointent leurs clochers à tous les coins de rue me surprend mais le Brésil n’est-il pas la plus grande nation catholique du monde ? Pas étonnant donc de voir toutes ces décorations de Noël, ces crèches et ces illuminations partout dans la ville, comme en Europe !

  5. Muriel G le 16.08.2017, 11:14 :

    Mes mains posées sur la vitre arrière du break bleu ciel, je regarde à travers le carreau et attends impatiemment l’instant promis. Et soudain nous y sommes, le camping, enfin ! Nous sortons de voiture et montons l’auvent de la caravane pour nous abriter des fortes chaleurs mais aussi des nuages chargés de pluie qui passeront peut-être. Je suis en charge des sardines que j’installe avec application. C’est tout un programme.
    Un peu plus tard, j’actionne une pompe à eau mise à disposition des vacanciers, et je mouille mes petits bras pour me rafraîchir. C’est bien plus drôle que la douche !
    Mon père installe une natte en bambou à l’ombre d’un pin parasol. Je m’y installe et je m’assoupis, fatiguée, au son des cigales chanteuses. J’ai cinq ans.

  6. Régine Franceschi le 18.08.2017, 15:48 :

    Un village de Provence où la brume de mer se mélange parfois à celle des marais. Une petite fille qui se penche, agenouillée sur un rocher, puis recueille dans ses mains refermées en godet, quelques clapotis d’eau de mer. Elle s’en enduit le visage et l’offre au soleil couchant qui le parsème d’étoiles.
    Elle court ensuite de rocher en rocher, saute les pieds joints dans le sable puis reprend sa course, foulant au passage algues et coquillages.
    La brume de mer laque sa longue chevelure brune. Un chouchou, haut sur sa tête perché, laisse échapper une queue de cheval qui rythme chacune de ses foulées.
    La petite fille a grandi. La femme que je suis aujourd’hui garde ce souvenir au plus profond de son cœur comme le plus beau de son enfance.

  7. Pierre Thiry le 19.08.2017, 20:58 :

    Nous logions à la ferme. Le matin nous allions à la plage ; l’après-midi nous rêvions dans les prés… À la plage, il y avait la petite fille aux fossettes. Son chant domptait les vagues. Était-elle une sirène ? L’après-midi je rêvais, je lisais ou je contemplais la nature. Ce jour-là j’observais des fourmis. Leur organisation me fascinait. Soudain je sursautai. Le sol tremblait. Augustin, le fox-terrier gambadait dans le pré, aboyant Les vaches excitées le chargeaient, cornes baissées. C’était terrifiant. Augustin voulait se mettre sous ma protection. J’allais être embroché… C’est alors que la petite fille de la plage surgit. Elle chanta. Augustin s’assit pour l’écouter. Les vaches stoppèrent. J’avais été sauvé par une sirène.

  8. Fred Murgia le 20.08.2017, 21:42 :

    Je suis tombée amoureuse à quinze ans de l’Australie en lisant Les oiseaux se cachent pour mourir. Vingt ans plus tard, j’ai fait une croisière sur l’Adonia en Australie. À la vue de cette terre rouge tant aimée, des larmes ont envahi mes joues. Arrivée à Brisbane, ma rencontre avec un autochtone, un douanier, fut loufoque : il a ouvert ma valise remplie de bonbons et de gâteaux ! Le lendemain, j’ai visité le parc animalier avec les trop mignons koalas ; les kangourous en liberté ; le diable de Tasmanie et son rire particulier et le drôle d’oiseau kookooburra. Avec l’Adonia, j’ai visité Sydney, Adélaïde, Melbourne, Albany et Perth. Un rêve devenu réalité ! Chaque image, chaque odeur, chaque paysage sont à tout jamais gravés dans ma mémoire.

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