Comment choisir la bonne police pour mon livre ?

Comment choisir la bonne police pour mon livre ?

Choisir la police qui conviendra le mieux à votre histoire, c’est ce que BoD va vous aider à réaliser : polices et typographie, on vous explique tout !

Général | Caroline Ricciardi

Quelle police d’écriture choisir pour mon livre ?

 

Ce n’est probablement pas la première question que l’on se pose lorsqu’on commence son livre. Et pourtant…

Les usages et les pratiques de lecture font que cette question trouve très vite toute son importance, à côté de celles sur la couverture et autres détails de mise en page.

En effet, qu’il s’agisse de confort ou de simple esthétisme visuel, la police participe au jugement global qu’un lecteur portera sur votre livre.

Nous vous aidons donc dans cet article à comprendre ce qu’est la typographie, et quelles sont les polices qui ont fait leurs preuves auprès des lecteurs.

Les différents styles de typographie

La typographie concerne tout ce qui touche la police et ses caractères, à savoir : la forme des lettres, l’espace entre elles ou entre les lignes, leur taille, leur répartition par rapport au corps d’un texte, etc.

La forme

Il existe plusieurs familles de police selon leur forme. Les plus connues sont notamment les polices avec « serif » et « sans serif ». Eh oui, ce terme vous dit sûrement quelque chose, mais est-ce que vous savez ce qu’il signifie vraiment ?

Une police avec serif, ou avec empattement, est une police qui contient de petites extensions aux extrémités des lettres (voir sur l’image). Pour les plus connues, on trouvera Times New Roman ou Georgia.

En revanche, une police sans serif, ne possède aucun empattement. C’est par exemple la fameuse police Arial, mise par défaut sur Microsoft Word. Ou encore Helvetica, mise aussi par défaut sur Pages pour les amateurs d’Apple. La forme est généralement plus simple, et ainsi plus adaptée à la lecture sur le web.

Dans ce cas, vous l’aurez sûrement deviné, la plus utilisée pour l’impression papier est donc l’écriture avec serif.

Je vous propose de faire le test vous-même en ouvrant quelques livres de votre bibliothèque. Si c’est un roman, je parie qu’il y a des empattements sur la police.

Bien-sûr, ce n’est pas une règle absolue. D’ailleurs, si vous souhaitez écrire un ouvrage en rapport avec le web ou un ouvrage très spécialisé – comme par exemple les dérives de l’adolescence chez les pingouins du Pôle Nord – on utilisera plus communément une police sans serif.

Le style

Les polices peuvent recevoir différents attributs. Il s’agit notamment de mettre certaines écritures en gras ou en italique.

Certaines polices ont beaucoup de déclinaisons, telle que Helvetica Neue qui en possède 14 (voir l’image). Toutefois, pensez-vous qu’il est conseillé d’utiliser ces différents styles ?

En effet, vous verrez très rarement des écritures en gras au milieu de votre texte pour faire ressortir une information. Surtout, pour la lecture d’un roman.

Une différence peut être faite pour un livre spécialisé. En effet, on peut penser aux titres par exemple qui peuvent être mis en relief grâce à un style « bold ».

En revanche, l’italique est plus utilisée dans la rédaction romancière. Elle est généralement employée lorsque l’on fait référence à un nom propre, un titre de livre ou de chanson, etc. Par exemple : Les Misérables de Victor Hugo.

Pour ce faire, pensez à bien choisir une police qui intègre le style italique (les plus connues, le font très bien !).

Le conseil de BoD

Il est temps maintenant de vous donner notre conseil pour vous guider dans votre choix.

Misez sur l’originalité, c’est un vrai coup de poker. Et à moins d’avoir de bonnes connaissances en graphisme, nous vous le déconseillons fortement.

Au contraire, restez simple et traditionnel. La plupart des grands éditeurs utilise la même police. Prenez plusieurs livres de la collection Babel Noir chez Actes Sud, vous verrez que l’éditeur a utilisé la même police pour chaque livre.

Ainsi, les lecteurs se sentiront en terrain familier, et vous en tiendront rigueur en appréciant davantage votre plume.

Heureusement, il vous reste la couverture pour l’originalité ! Regardez comme exemple, l’ouvrage Disparition Inquiétante de Sylvie Tournay (voir l’image). L’auteure a choisi une police originale et décorative pour son titre, rendant dans le même temps son livre plus attrayant.

La liste des polices les plus utilisées

Voici selon nous les polices qui sont les plus utilisées, et que vous devriez regarder sans plus attendre.

Comme nous l’avons dit précédemment, ce sont les polices les plus communes qui rassureront le lecteur. En effet, si vous avez lu un bon livre, écrit en Times New Roman, votre cerveau a sûrement enregistré l’image des différentes pages et associé cette police à quelque chose de positif. Ainsi, l’emploi d’une police qui a déjà eu la chance de faire ses preuves, rassurera votre lecteur. Dans tous les cas, nous vous conseillons fortement d’opter pour une police avec sérif si vous publiez de la littérature générale. Un livre pratique ou spécialisé offre un choix plus large (police sans serif possible).

Avec serif

Times, Times New roman, Georgia, Baskerville, Palatino, Book antica, Garamond.

Sans serif

Arial, Helvetica, Verdana, Quicksand, Lucida, Tahoma, Avenir.

 

Faites le choix qui vous parait le plus juste, en pensant bien à ce que vous apprécieriez en tant que lecteur 😉

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