Anne Jamelot : le succès de la sophrologie

Anne Jamelot : le succès de la sophrologie

Anne Jamelot-Bonnaillie est auteure et porte de multiples casquettes. Ici elle nous livre son témoignage sur la publication de son premier ouvrage qui rencontre un grand succès auprès des spécialistes comme des particuliers. Son titre interpelle et invite à la lecture « En quoi le fait de remuer les épaules va m’aider à aller mieux dans ma vie ? ».

Général, Portraits | Elodie Wissel

Dans cet entretien avec BoD, Anne Jamelot-Bonnaillie partage son expérience, explique le succès de son premier livre mais donne aussi ses conseils pour une promotion réussie.

Vous avez publié un premier ouvrage pratique, le second plus autobiographique vient de sortir. Pourriez-vous vous présenter en tant qu’auteure ?

Je suis un bébé auteur. Je suis surtout prof de gym, sophrologue, formatrice dans le domaine du développement personnel. Mais j’ai le désir d’écrire des livres depuis mon enfance. J’ai participé à des concours de nouvelles dans mes jeunes années. Et j’ai aussi écrit une pièce de théâtre. Mais je n’ai rien publié de ce temps là. Manque de maturité à mon goût. C’est la pratique de la sophrologie, depuis plus de vingt ans, qui m’a donné du recul, une perception des gens, des situations, affiné mon écoute et changé mon regard dans bien des domaines. Ayant le syndrome de Gilles de La Tourette, la sophrologie, entre autres, m’a permis de faire un travail conséquent sur moi, et cela se reflète dans mes cours et les conférences que je donne sur la sophrologie. Aussi, de nombreuses personnes m’ont suggéré d’écrire sur la sophrologie pour transmettre mon expérience. Dans le domaine de la littérature sophrologique, il manquait un ouvrage de vulgarisation, expliquant simplement la démarche de la méthode. Et j’ai aussi remarqué que beaucoup de sophrologues ne savaient pas trop expliquer leur art. Alors j’ai eu l’idée de composer ce recueil de questions réponses qui sert finalement à toute personne s’interrogeant sur la méditation. Voilà par où tout a commencé. Et le petit succès du livre m’a conforté dans l’idée d’écrire au sujet du syndrome de Gilles de La Tourette. Ce qui est fait.

 

Votre livre se vend très bien depuis sa sortie en 2014. Avez-vous une stratégie de communication ? Organisez-vous des rencontres, par exemple lors de séminaires sur la sophrologie ? Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ?

Mon livre se vend surtout par le bouche à oreille. Des sophrologues ayant adoré (c’est leur mot) mon ouvrage en ont fait une grande promotion lors d’un séminaire où je n’étais pas. Du coup, certains sophrologues en achètent par dizaines pour offrir ou revendre à leur clientèle. Certains de mes clients en font aussi une belle publicité et en achètent pour les offrir. Il n’est pas cher et je pense que cela joue beaucoup. Ainsi que le titre qui parle beaucoup aux sophrologues et est assez original. Le titre est primordial à mon avis. J’ai été présente sur les réseaux sociaux au moment de la publication et certaines personnes continuent à relayer. J’ai aussi envoyé mon livre à une douzaine d’écoles de sophrologie au démarrage. Celles-ci l’ont apparemment approuvé puisqu’à chaque nouvelle promotion d’étudiants, je vois mon chiffre de vente augmenter ! La directrice le l’Institut de sophrologie d’Angleterre l’a aussi adoré et l’a fait éditer en anglais, à ses frais. J’ai aussi acheté un millier de livres à BoD, en plusieurs fois. Au début, je pensais que trois cents allaient suffire. Et finalement, j’ai dû en racheter autant, puis deux fois deux-cents ouvrages. Je les vends dans mes cours, stages, et là aussi, certains m’en achètent plusieurs d’un coup. Il est aussi sur mon site. Je ne manque jamais une occasion d’en parler en fait ! Aide-toi et le ciel t’aidera !

Anne Jamelot

 

Anne Jamelot-Bonnaillie

vit et travaille à Vannes, dans le Morbihan. Quand on lui demande ce qu’elle fait dans la vie, elle répond « animatrice holistique humaniste. J’anime les corps, les consciences, les âmes et les coeurs ». En effet, passionnée par l’humain, elle navigue entre prof de gym, sophrologue, maître enseignante en Reiki, écoutante humaniste selon le concept de Carl Rogers, psycho-énergéticienne, formatrice en gestion du stress, animatrice en yoga du rire, conférencière. Et depuis quelques années, l’écriture s’est ajoutée à ses activités, complétant sa panoplie de pédagogue humoriste.

En quoi le fait de remuer les épaules va m’aider à aller mieux dans ma vie ?
ISBN 9782322037513
7,50 €

Haute en tics
ISBN 9782322101191
16 €

Avez-vous des recommandations pour les auteurs auto-édités ? Que ce soit pour l’écriture, la préparation à la publication ou pour la communication ?

Il est important d’être bien entouré. J’ai un cercle de lecteurs et je fais aussi appel à des amis experts pour vérifier que je ne dis pas de bêtises.  Et aussi pour vérifier la syntaxe, les répétitions, etc. Mon principal souci est que le lecteur ne s’ennuie pas. Je déteste m’ennuyer quand je lis un ouvrage. Surtout quand il y a des répétitions qui donnent à penser que l’auteur ne s’est pas relu. Je me relis beaucoup. Je relis aussi à voix haute certains passages pour entendre ce que ça donne, le rythme, l’énergie présente dans le phrasé, la consonance des mots. Mon fils, très pointu a aussi tout relu, tout pointé, vérifié avec moi. C’est environ trois à quatre mois de travail en sus de la rédaction de l’ouvrage. Et encore, il reste certainement des phrases mal alambiquées et des coquilles. Mais à un moment donné, il est nécessaire de lâcher, sinon, on n’en finit plus de peaufiner. Trouver le juste milieu entre la négligence et le perfectionnisme. Pour mon deuxième livre, qui est un témoignage à la base, j’ai décidé d’en faire un roman. Je conseille de ne pas laisser la rédaction de côté trop longtemps, mais de s’y atteler chaque jour, sinon, on perd le fil, on ne sait plus ce que l’on a dit, même si on prend des notes, et on risque de perdre en rythme, et de se répéter. Rester dans l’ambiance du roman est, de mon point de vue, très important. J’ai mis trois ans à écrire le premier et deux ans et demi pour le second. Il me fallait être disponible et je n’avais que les vacances scolaires pour m’y consacrer pleinement. D’autant plus qu’avec mon handicap, écrire est très fatiguant. Alors j’ai fermé mon cabinet et passé toutes les vacances d’été pour terminer ce témoignage romancé. Il est sorti aux environ de Noël 2017 et j’ai commencé une communication sur Facebook, très relayée par les lecteurs du précédent ouvrage. Et je continue. Je vais aussi contacter d’autres médias. Doucement, mais sûrement. Cela doit rester pour moi un plaisir et un jeu.

Quel est le retour de vos lecteurs ? Quel contact entretenez-vous avec eux ?

Les retours sont souvent très enthousiastes. J’ai donné mon adresse mail à la fin du livre et certaines personnes m’écrivent. C’est souvent très gratifiant et donne du baume au coeur. Des sophrologues, ou étudiants en sophrologie me remercient de l’avoir écrit et certains me confient qu’il est sur leur table de chevet. Rien que pour eux, je suis heureuse d’avoir consacré plusieurs années à écrire.

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