Portrait d’Aurore Aylin

Portrait d’Aurore Aylin

Elle était inconnue il y a deux ans et elle a vendu en quelques mois des milliers d’exemplaires numériques de son livre « Les Kergallen ». Grâce à une communication maîtrisée, Aurore Aylin a réussi à se créer une solide communauté de lecteurs. Elle a répondu à nos questions lors du Festival du Roman Féminin qui a eu lieu les 21 et 22 avril 2016.

Portraits | Noémie Machner

Les livres de romance ont le vent en poupe ! En tête des listes de best-sellers, ce genre a réussi à s’imposer auprès d’un lectorat jeune et féminin. Aurore surfe sur cette tendance et a réussi à se faire un nom grâce à sa saga de romance fantastique.

Vous avez publié chez BoD en papier et numérique le livre « Les Kergallen ». Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Il s’agit d’une romance paranormale légère et pleine d’humour, racontant la rencontre d’une jeune femme, Thaïs, issue d’une famille de sorcières, et de Kieran, un fantôme coincé dans cet état depuis quatre siècles. Thaïs est la seule personne capable de le voir, mais suite à un drame personnel, elle a rompu avec sa famille, les Kergallen, et refuse d’avoir le moindre lien avec la magie ou le monde surnaturel. Kieran va donc tout faire pour la faire changer d’avis, tout en découvrant un monde qui a évolué sans lui et auquel il doit apprendre à s’adapter.

Vous écrivez des romans fantastiques. Comment êtes-vous « tombée » dans ce genre littéraire ?

J’ai toujours aimé les histoires de sorcières, fantômes et autres créatures surnaturelles. Adolescente, j’étais une grande fan de la fameuse Trilogie du samedi soir avec ses séries fantastiques (Charmed et Buffy notamment). Puis j’ai découvert la bit-lit et la romance fantastique il y a une douzaine d’années. La magie permet des tas de fantaisies, j’ai donc naturellement commencé à écrire des histoires emplies de créatures fantastiques.

Pourquoi avoir choisi la voie de l’auto-édition ?

Quand j’ai écrit Thaïs, je ne pensais pas le publier un jour, c’était juste un petit pari amusant avec une amie, qui écrivait aussi un roman. On s’envoyait nos chapitres mutuellement. Arrivée à la fin, j’ai eu envie d’avoir mon livre « en vrai ». Comme c’était amusant de jouer à l’auteur, j’ai créé une page Facebook, un blog… mais je ne pensais pas que l’histoire pouvait réellement intéresser les lecteurs, alors je n’ai même pas tenté de contacter les maisons d’édition. L’auto-édition était le choix le plus simple et le plus rapide.

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Aurore Aylin

Aurore a 34 ans et est professeur des écoles en maternelle. Elle aime lire et écrire, bien sûr, mais a aussi une passion pour les chats, les sucreries, le café et le shopping. Son addiction au rose et au violet lui vaut aussi pas mal de taquineries.

Le blog d'Aurore Aylin

Sa page Facebook

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Les Kergallen Une famille de sorcières, un fantôme, une histoire d'amour, du suspense : tous les ingrédients sont réunis pour une romance fantastique réussie.

Votre texte est très propre au niveau de l’orthographe et de la grammaire. Avez-vous fait appel à des tiers pour la correction ?

J’ai un assez bon niveau, mais j’ai parfois honte quand je corrige mon texte : on connaît tellement bien ses écrits qu’on ne voit plus ses propres fautes ! J’ai trois relectrices, qui me donnent leur avis sur l’histoire en elle-même, mais me signalent aussi mes fautes. Deux d’entre elles sont auteures et je leur rends le même service. J’ai aussi investi dans un logiciel de correction, Antidote, qui ne remplace pas une correction humaine, mais m’aide beaucoup au niveau des répétitions par exemple.

Quelle a été la réaction de vos proches quand ils ont appris que vous alliez publier votre premier livre ?

En fait, seules quelques amies étaient au courant, je n’ai révélé mon secret d’auteur à ma famille qu’après le salon Livre Paris, en mars 2016. Ils ont été surpris, ils connaissaient mon amour des livres, mais n’imaginaient pas que j’en écrivais. Depuis, ils me suivent discrètement sur Facebook.

« J’alimente quotidiennement ou presque mes pages en anecdotes ou chroniques sur mes livres »

Vous étiez inconnue quand vous avez sorti votre premier livre. Vous avez désormais une large communauté de lecteurs qui vous suit via les réseaux sociaux. Vous alimentez d’ailleurs très régulièrement votre page auteur sur facebook, pouvez-vous nous en dire plus sur votre stratégie de communication ?

J’ai démarré un peu au hasard, en regardant ce que faisaient d’autres auteurs pour animer leurs pages : concours, extraits, images et photos illustrant leur univers… J’alimente quotidiennement ou presque mes pages en anecdotes ou chroniques sur mes livres, je propose aussi un certain nombre de textes en lecture libre sur mon blog pour donner un aperçu de mon style et de mon univers. J’ai aussi la chance d’être entourée de lecteurs, blogueurs et auteurs avec lesquels j’ai sympathisé et qui prennent le temps de relayer mes sorties.

Comment entretenez-vous les relations avec vos lecteurs ?

Je papote. Beaucoup. Trop. Facebook est très chronophage, en fait, mais c’est ce lien au quotidien qui me permet de côtoyer mon lectorat, certaines lectrices sont devenues des amies au fil des échanges. J’aime communiquer, et je m’intéresse aux gens. Je pense qu’ils le ressentent et je reçois donc beaucoup en retour.

Selon vous, pourquoi votre livre se vend-il nettement mieux en numérique qu’en version papier ?

Il y a d’abord le prix, l’ebook est plus abordable et représente donc moins de risques pour un lecteur qui ne connaît pas encore mes écrits et souhaite les découvrir. J’ai moi-même investi dans une liseuse, car le budget lecture finit par devenir conséquent au format papier. Et comme je recrute mon public essentiellement via les réseaux sociaux, ce sont souvent des lecteurs qui ne sont pas réfractaires aux ebooks, même si beaucoup restent attachés au format papier.


Autour du livre

Votre livre de chevet actuel : La Meute de Chânais-2,5 : Tranches de vie, d'Ysaline Fearfaol

Le livre que vous aimez offrir : Dernièrement, j'ai offert à ma mère Ce qui ne nous tue pas, de Carole Declercq.

Le livre de votre enfance : Un seul ? C'est dur de n'en citer qu'un. La bibliothèque rose et verte de mon enfance m'a offert des heures merveilleuses de lecture. Je crois que le premier, c'était Le clan des sept, d'Enyd Blyton.

Le livre que vous écrivez en ce moment: Je suis en stand-by, je travaille sur le synopsis du tome 4 des Kergallen.

Le classique que tout le monde devrait lire : La nuit des temps, de Barjavel.

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